La prévention avant toute chose

L’accident violent, «la grosse fracture» est une autre crainte justifiée. Les risques ne sont pas à éluder, cependant il faut se convaincre que la fatalité n’existe pas. L’Américain William Haddon, ingénieur et médecin, développait dans les années 60 une approche pour le contrôle des traumatismes. C'est lui qui a souligné la distinction importante à faire entre le traumatisme («blessure») et la suite d'événements («accident») qui ont abouti à la blessure. En faisant cette distinction, Haddon faisait remarquer que les efforts de réduction des traumatismes peuvent être dirigés vers deux cibles différentes :
1)    Essayer d'empêcher que l’accident à l'origine de la blessure ne se produise.
2)    Tenter d'éliminer la blessure ou d'en réduire la sévérité, une fois que l'accident s'est produit ou pendant qu'il se produit.

Cette distinction a permis aussi de mettre en évidence un trait commun à tous les traumatismes : le transfert d'énergie. Ainsi, un traumatisme est défini comme une lésion corporelle résultant d’un transfert d’énergie dont la nature ne peut être tolérée par le corps humain. Cette énergie peut être mécanique (collision), thermique (brûlure), chimique (intoxication), électrique ou de radiation.
La distinction entre « accident » et « blessure » peut être illustrée avec l'exemple du coup de bôme. En voile, on peut tenter d'éliminer ou de réduire la gravité des blessures à la tête résultant de collisions avec une bôme soit en s'assurant que le plaisancier ne viendra jamais en contact avec un tel obstacle (éliminer l'« accident »), soit en faisant en sorte que si la collision se produit, elle n'entraîne pas de «blessure grave».
Dans le premier cas, plusieurs stratégies sont possibles : sensibiliser les plaisanciers au danger que représente la bôme en cas de virement ou d’empannage afin qu'ils soient plus prudents. Aménager le bateau pour que la bôme soit le moins possible dans le chemin emprunté par le plaisancier. ( Rehausser la bôme, raccourcir la bôme, lui donner une forme ergonomique…)
Pour ce qui est de minimiser les dommages corporels subis une fois l'« accident » survenu, deux options sont possibles :  modifier la structure de la bôme pour la rendre plus absorbante ; «modifier la structure » du plaisancier par le port d’un casque protecteur. Il est probable alors que les blessures résultant de l'accident seront sinon éliminées, au moins réduites en gravité.

Les stratégies d'intervention en prévention des traumatismes peuvent être regroupées selon les trois grandes catégories d'approche.
•    L'approche réglementaire : prévenir les blessures en adoptant de nouvelles lois ou en renforçant l'application de lois existantes.
•    L'approche éducation/modification de comportement : prévenir les blessures en éduquant la population en général ou un groupe cible et en tentant de modifier des comportements particuliers qui entraînent des blessures.
•    L'approche ingénierie : prévenir les blessures en modifiant la conception des produits ou des installations utilisées par les individus.

Ces deux dernières approches doivent être abordées lors les formations aux plaisanciers.

STAGE SIMULATION

JM Le Gac et Pascal Chapelain de l'IFSI de Lorient ont collaboré pour crée un stage deformation médicale pour les coureurs au large. Il a été testé auprès de l'équipage de banque populaire avant le trophée Jules Vernes. La simulation médicale y est prépondérante. Cette nouvelle méthode d'enseignement permet une réelle acquisition des gestes essentiels.

Med Mer colabore avec la team de banque populaire pour le trophée Jules Vernes 2011.

Vous pouvez voir la vidéo du stage aux urgences du CH de Quimperlé

( cliquez sur la vignette correspondante, ou bien "urgence" dans le moteur de recherche et vidéo comme document)

 

Retrouvez  le journal de bord video de la  Transat en solidaire en cliquant sur le lien ci-dessus. Med mer a accompagné la minitransat à bord de podorange ( nos photos et textes)

Le Dr JM Le Gac de Med-Mer invité à la Conférence

sur le vendée globe de la cité de la voile Eric Tabarly, à propos de la pharmacie de bord.