Alors là c'est la super bourre...
Le boulot qui ne ralenti pas, et de temps en temps des illuminations entre deux malades: "Et il ne faut pas que j'oublie çà... Au fait il faut appeler le bateau pour savoir si... et ..."
Il n'y a plus que 48 heures avant d'être à bord. Chaque plan sur la comète doit devenir vite une réalité au risque sinon de rester au port.
Curieusement aucune angoisse, aucune apréhension. Par contre l'envie de laisser la place propre, que les collègues de boulot ne trouve pas un truc en cours non terminé... Et puis aussi prévoir le retour et le planning de garde... et oui déjà. C'est cela la vie d'urgentistes chacun et chacune est tellement dépendant des autres.
Si un n'est pas là un ou une autre devra s'y coller en plus.
Coté famille, il commence à y avoir des petites manifestations... "Tiens c'est l'avant dernier repas ensemble ce soir", " Au fait papa tu seras revenu pour Noêl ?". Etonnante interrogation qui prouve bien qu'un tel projet a du mal à s'inscrire dans le quotidien d'un terrien je veux dire de ceux qui restent à terre. Comment intégrer dans sa vie de tout le jour que l'on part tel jour et que l'on arrivera sans doute tel autre sans certitude ?
Le baluchon est prêt, avec Pierrick on discute pour savoir si c'est le vieux portable PC que l'on emène ou le nouveau Mac. l'effet de l'eau de mer sur la peau on connaît un peu mais sur les circuits d'un ordinateur moins.
Et puis il y a les couriels de ceux qui savent grâce à nos annonces il y a quelques jours. Un peu envieux les uns, un peu inquiets les autres, mais tous tous trés encourageants et super importants. On se retrouve avec un devoir de porter cela: Le rêve que l'on a la chance d'accomplir pour le transmettre et le raconter au moins au retour si la technologie ne nous permet pas de le faire durant le périple.
Les vidéos du bord, sont autant de piqures de sensibilisation sur "mer en solidaire". Au fur et à mesure elles ont le mérite de lever les moindres craintes. Bravo Tatiana et Jeanne ! Cela prouve bien qu'elles invitent au rêve et nous y allons nous aussi dans un peu plus de 24 heures.
JM Le Gac