OO degrés OO Sud
Lignards, nous sommes devenus lignards. Drôle de coutume que celle du passage de l’équateur. Nous sommes 6 sur le bateau a devoir subir une série d’épreuves afin de devenir initiés. Cette ligne imaginaire sera passée à 3 heures du matin UTC. L’occasion pour le capitaine Brice de donner rendez vous à tout le monde sur le pont, après un réveil tonitruant au son d’une musique étrange: Les lignes mélodiques se résument à des coups de haches, que donneraient des vikings sur des guitares électriques qu’on leur aurait confiées par erreur.Je ne me rappelle plus du nom du groupe mais cela doit être un acte manqué...
Le champagne gardé précieusement au frais est ouvert et partagé. Mais cela n’est que l’apéritif. Les quarts reprennent et un rendez vous est donné sur le pont à 10 heures pour la suite. Cela se résume à une série d’épreuves plus ou moins loufoques, ou chacun va s’investir avec application. Après un quizz musical éprouvant, dans le carré, habillés comme pour passer le Cap Horn alors qu’il fait 39 °, des groupes de deux sont constitués. Les uns doivent rédiger le rap de l’atlantique, Gilles et Claire construirons un drapeau de pirates, Gilles des alexandrins à la gloire des messagers de dieux, moi et Matéo devront construire avec des sondes unaires une maquette de Podo, Matéo conclura par une ode à la mer rendue poubelle grâce aux hommes.
C’est à 18h30, que les dieux viendront jusqu’à Podo, pour juger de nos travaux. Cette tradition ancienne et plutôt bon enfant permet de partager ce long voyage. Comme tout rite initiatique elle exprime que l’on ne sera sans doute plus les mêmes après cette transat.
La conclusion sera le repas des dieux. Du confis de canard avec pommes de terre sarladaises. Les bouteilles de Madiran et de Cahors confiées à terre par Sabine et Armelle, auront la gloire d’être confiées aux profondeurs de l’équateur après nous avoir repus.
