Relations Humaines

Trois filles plutôt mignonnes, des gars bien bâtis et vite bronzés sur un beau bateau (sauf les plus vieux mais eux ont au moins la sagesse donc la beauté intérieure que rien ne peut égaler...). Très rapidement avant notre départ déjà cela jasait. C’est le loft, évidemment. Nous ne pouvions que compter sur la confiance de nos épouses pour pouvoir partir. Mais la description classique de la crise de la quarantaine et ce projet un peu exceptionnel qui pourrait l’y incorporer n’a pas facilité les choses.

Les relations à bord sont bien heureusement de tout autre nature et beaucoup plus intéressantes que ces simples clichés que les terriens leur donnent. Il est forcément difficile de prime abord de vivre à 12 dans un espace réduit. Les couchettes sont doubles, les lieux d’isolement n’existent pas. A cela s’ajoute des caractères et des intérêts assez différents les uns des autres. Cela fonctionne à dose et force d’humilité et d’écoute. L’intimité est préservée. Des qu’un membre de l’équipage ne va pas trop bien sur un plan médical ou bien moral, c’est l’ensemble qui est touché. Les réconforts ne se font pas attendre, les mots sont simples car il ne s’agit pas non plus d’envahir l’autre.

Les tâches ne manquent pas à bord. Là encore un subtil équilibre se crée selon les compétences des uns et des autres. Un tel fera la cuisine, d’autre la vaisselle, pendant que le reste aidera à la manœuvre. Celui qui ne veut pas participer se trouve malgré lui embarqué dans cette organisation. Cela permet de constituer un groupe. Il ne sera viable réellement que 15 jours après le départ, quasi au moment ou l’aventure se termine. Il aura permit de se sentir bien, même au milieu d’un océan étendu, de ne jamais se sentir seul.