Le départ et l’arrivée..

5h45, tout le monde se  retrouve. Les femmes accompagnent les futurs marins, à défaut d’un quai de port se sera celui de la gare de Lorient. Bon on y perçoit quand même de temps en temps le cri des  mouettes mais pas de bon matin quand le soleil n'est pas encore levé.

Les billets sont compostés, les sacs bien bouclés depuis la veille. Celui de Pierrick est un peu plus gros. Il faut qu’il emmène pour le bateau « podorange » des ampoules et une antenne VHF pour Caro. Il aura de la place pour les petits souvenirs du retour.

« Messieurs Mesdames, le train de 6 heure à destination de Paris aura un retard de 15 min »

Et voilà l’anxiété qui pointe. Vite on calcule. Arrivée à 10 heures 15, le métro jusqu’à Orly  30 minutes… Bon ça passera. Ouf.

Les bisous sont plus ou moins longs au pied du train. On s’aperçoit vite qu’il y en a qui n’aime pas les départs. Les au revoir qui durent font souffrir, même si un ailleurs bientôt sur l’eau nous fait rêver.

Marielle depuis hier vient de pendre d’un seul coup conscience que Jean-Marc ne sera plus là un mois. C’est long un mois...cela ne s’est jamais fait depuis leur mariage.

Les portes se ferment, petit coucou plus ou moins crispé derrière la vitre épaisse du TGV et ce coup ci c’est parti.

Pierrick dort un peu. Réveillé cette nuit à 2 heures et impossible de fermer l’oeil ensuite, il est mûr pour les futurs quarts…

A Laval, le train s’arrête de nouveau.

« Messieurs et mesdames, le train est immobilisé sur la voie pour une durée indéterminée, en raison de la détérioration d’une barrière de passage à niveau »

Alors là c’est un peu trop. On avait pris le train car c’était plus sûr que l’avion.

Finalement le retard prévu sera de 50 minutes. En espérant qu’il n’y en aie pas d’autre. Notre heure  de "réserve" prévue fond vite au fil de ces incidents, on devra prendre un taxi sans aucun doute.

Les filles ont elles consulté un vaudou lanceur de sort  pour retarder ou empêcher notre départ?

Nous n’avons plus qu’à croiser les doigts et attendre Montparnasse, pour voir comment ne pas louper l’avion….

17 h 00

L’avion  a décollé à l’heure de Paris, puis de Lisbonne. Tout le trajet c’est fait sous le soleil depuis Lorient. Petites collation à bord bien venue,  un petit sandwich chaud avec du jambon fumé et gruyère made in Portugal.

Le sort encore lui.

A quelques kilomètres de Madère, on se regarde avec Pierrick. On a bien compris même si notre langue natale n’est pas le Portugais. Le pilote exprime clairement ses doutes quand à la faisabilité de se poser à Madère. Le plafond nuageux y est trop bas !

Vu du hublot pourtant tout semble clair et bleu. On aperçoit même la crête des vagues.

Au loin à droite sur l’horizon Porto Polo, petite île dans le soleil. Si le posé est trop hasardeux, c’est là bas que l’on atterrira. Faudra-t-il alors rejoindre ensuite Madère à la nage ?

Après deux grands ronds dans l’air l’approche commence enfin. L’avion descendt régulièrement jusqu’à suivre la côte Est de l’île. Il semble suivre les contours escarpés, jouant des gaz régulièrement. En hélico au large de Groix cela le faisait mais là avec un A 320, c’est moyen. L’impression d’avoir le bout de l’aile droite au raz des arbres et des rochers, est moyennement rassurant.

Pas le temps de gamberger, au bout dans cinquième coup de « barre » à droite, le pilote semble jeter l’avion sur la piste. On rebondit un peu et c’est l’applaudissement général  des passagers.

Nous y sommes enfin ! Certes sous pluie et nuages mais nous y sommes.

 

JMarc et Pierrick

podo@skyfile.com

 

Décembre 2015

MedMer collabore avec groupama team france pour un programme de formation aux secours médicaux

Novembre 2015

MedMer a participé à l'élaboration, de recommandations pour la formation médicale dans la course au large en marge du congrès ISAF à Sanya

 

Juin 2015: MedMer assure la médicalisation de la Volvo Race à Lorient.

STAGE SIMULATION

JM Le Gac et Pascal Chapelain de l'IFSI de Lorient ont collaboré pour créer un stage de formation médicale pour les coureurs au large. Il a été testé auprès de l'équipage de banque populaire avant le trophée Jules Vernes. La simulation médicale y est prépondérante. Cette nouvelle méthode d'enseignement permet une réelle acquisition des gestes essentiels.

Med Mer forme  la team de spindrift  pour le trophée Jules Vernes 2015.


 

Retrouvez  le journal de bord video de la  Transat en solidaire en cliquant sur le lien ci-dessus. Med mer a accompagné la minitransat à bord de podorange ( nos photos et textes)