Un jour à bord

7 heures levé par Pierrick qui est de quart avant moi.

Difficile d’ouvrir les yeux, et de sortir de la bannette. Je m’habille assez vite car ceux qui sont là haut veillent déjà depuis 4 heures du matin.

Le jour va se lever bientôt. La flash light n’est plus utile. Un short et un teeshirt suffisent, car il fait toujours chaud où que l’on soit après les canaries.

Le café coule déjà, mon équipier de quart a anticipé et l’a déjà fait.

Le pain qui a été pétri cette nuit par le Quart de minuit sort tout juste du four. Ces odeurs aident à sortir du sommeil.

La relève se déroule autour de ce pain chaud agrémenté de quelques confitures maisons témoins et attaches terriennes confiées au départ par quelques proches. La relève de ce quart est plus longue. Le quart descendant attendra souvent le lever du soleil. C’est d’abord la lumière qui apparaît blanche sans ombre un peu uniforme. Les nuages se teintent ensuite de roses et jaune de Parme pâle. Puis l’astre apparaît entre deux ourlets nuageux. Il envoie alors un ou deux rayons lumineux, qui chauffent aussitôt la peau. La journée terrienne commence, celle maritime se poursuit.

La barre m’est confiée une petite heure, profitant de ce spectacle puis Lolo et moi mettons à la traîne les trois ou quatres lignes qui peuvent nous permettre ( trop peu au goût de l’équipage….) de pécher un thon ou une dorade. Ce sont en général des moments d’intenses bonheurs quasi juvéniles sur le pont suivi le repas d’après par un festin.

Il y a la toilette. Une bouteille vide de coca de 2 litres est remplie d’eau désalinisée grâce à l’appareil du bord. Une plateforme à l’arrière du bateau permet de descendre au raz de l’océan. Le lavage se réalise à l’eau de mer soit en se laissant tracter à l’aide d’un bout solidement fixé au bateau soit en s’aspergeant à l’aide d’un sceau. Tout dépend de l’envie du moment et de l’état de la mer ou la vitesse du bateau. Le savonnage est rapide, le rinçage est d’abord réalisé à l’eau de mer puis complété pour les puristes par les 2 litres d’eau douce. Le lavage dent suit. Pour le rasage le cycle est plus espacé. En général tous les deux à trois jours quand cela commence à gratter.

A l’issue de cette entame de journée, les occupations sont finalement assez variées et constantes. Le stockage et triage des photographies réalisées la veille sur mon mac. Cette opération peut être perturbée par le croisement d’un mini signalé par le barreur. S’entament alors des discussions entre les deux bateaux tansatlantiques. Par VHF, l’humanité des propos transpire. La joie est flagrante dans ces échanges de ces quelques instants. Au mieux une bière deux morceau de pain agrémentés d’un peu de saucisson, seront le festin donné par dessus bord à  ce conçurent. La manœuvre est brève mais bien assurée pour offrir ce simple présent tellement précieux.

Le mini s’éloigne ensuite, l’immensité bleue reprend le dessus, et sa traversée est notre but. Le moteur est démarré, il n’y a plus assez de vent. Un équipier veille à la barre, un peu d’eau à portée de main. Gilles est monté à la force des bras par Brice dans son fauteuil installé sur le pont. Peu importe le mécanisme de palans prévus à terre cela va plus vite et Gilles semble le préférer. Matéo nous a prépare par anticipation un petit grignotage, une bière fraiche et un morceau de saucisson clameront notre faim jusqu’à ce soir.

L’après midi et la chaleur écrasante seront propice à la sieste. Pour les uns dans la bannette, pour les autres sur le pont. Le soleil est chaud et baisse un peu sous le parasol de Gilles ou à l’ombre des voiles selon l’amure.

Vers 17 heures, je dessine. J’essaye d’appliquer les conseils que m’a donnés Claire. Les thèmes sont vite trouvés les winchs, les voiles, et la mer.

A peine installé, voilà qu’une noria de dauphins approchent à tribord du bateau à contre jour. Ils font de temps en temps des bons phénoménaux. Ils rejoignent tout comme nous la proue du bateau. De chaque coté ils se croisent semblant vouloir être toujours devant. Une mère accompagnée de son petit est restée à distance. Elle décrit des longues trajectoires prudentes un peu loin du groupe en suivant la trajectoire du bateau. Son reflet bleu vert et gris apparaît nettement son petit collé à son  flanc. Le ballet dure 3 minutes. D’un seul coup tous disparaissent sans que l’on, sache pourquoi. Matéo et Flo s’affaire pendant ce temps en cuisine. Ils se saisissent de tout ce qu’ils trouvent dans la cuisine et selon l’inspiration du jour feront un gigot, un gratin, des nouilles. Les herbes épices et mélanges sont imprévisibles et toujours plébiscités par l’équipage. Chacun à un bol en acier. A près ce simple repas, les quarts débutent de nouveau. Ceux qui seront de quart vers 1 heures, filent se coucher en prévision. Les autres discutent. Jeanne nous propose de temps en temps une vision de la vidéo crée pour le podcast. L’ordinateur sur le pont l’illumime alors que le soleil s’est couché.

Décembre 2015

MedMer collabore avec groupama team france pour un programme de formation aux secours médicaux

Novembre 2015

MedMer a participé à l'élaboration, de recommandations pour la formation médicale dans la course au large en marge du congrès ISAF à Sanya

 

Juin 2015: MedMer assure la médicalisation de la Volvo Race à Lorient.

STAGE SIMULATION

JM Le Gac et Pascal Chapelain de l'IFSI de Lorient ont collaboré pour créer un stage de formation médicale pour les coureurs au large. Il a été testé auprès de l'équipage de banque populaire avant le trophée Jules Vernes. La simulation médicale y est prépondérante. Cette nouvelle méthode d'enseignement permet une réelle acquisition des gestes essentiels.

Med Mer forme  la team de spindrift  pour le trophée Jules Vernes 2015.


 

Retrouvez  le journal de bord video de la  Transat en solidaire en cliquant sur le lien ci-dessus. Med mer a accompagné la minitransat à bord de podorange ( nos photos et textes)