Visiteurs

photo réalisée par Matéo
photo réalisée par Matéo

Chaque journée faute d’être rythmée par des escales, est plus ou moins émaillée de rencontres. Elles sont de plusieurs types.

Tout d’abord les animaux marins. D’un seul coup on aperçoit entre la crête des vagues un souffle ou un plongeon. Les baleines sont plus rares que les dauphins et rarement proches du bateau. Ces derniers eux approchent en banc vers le bateau. Certains font des bonds prodigieux en hauteur comme pour nous prévenir de leur arrivée ou peut-être voir ce qui se passe sur cette coque qu’ils pistent. Très rapidement ils rejoignent la proue. Ils jouent avec elle, passant d’un coté à l’autre dans l’écume qu’elle provoque. De temps en temps ils s’éloignent latéralement, et accélèrent alors pour rattraper leur retard. Leurs reflets bleus clairs et bleutés, est bien visible depuis le bateau. Ils émergent par moment, leur dos gris noir luisant, replongeant aussitôt dans le bleu de la mer. De temps en temps onapperçoit une mère et son petit collé à son flanc qui reste à distance prudemment car le jeu est sans doute risqué. D’un seul coup, sans savoir pourquoi, un signal semble être donné, et ils disparaissent tous. Qu’elle que soit l’heure, cette rencontre suscite toujours le même enthousiasme à bord. Nous nous précipitons tout comme eux à l’avant.

Les baleines sont, elles, plus discrètes et plus difficiles à voir. C’est par leur souffle long envoyant une gerbe d’eau fine en hauteur, que leur présence est trahie. Leur long dos s’étire légèrement au raz des flots. Selon l’emplacement de la nageoire dorsale il est possible de déceler de quelle espèce il s’agit. De temps à autres, la queue s’élève majestueusement au dessus des flots, la baleine sonde, s’est à dire qu’elle plonge. La quête visuelle de l’endroit où elle ressortira commence alors.

Les poissons volants sont des invités surprises à bord. Le premier que j’ai vu, a décollé de tribord la nuit tombante pour percuter sur bâbord la tête  de Gilles. Heureusement plus de peur et de surprise que de mal. Un peu avant d’arriver au cap vert nous avons pu ainsi faire une récolte sur le pont de plus d’une dizaine d'entre eux . Ils ont terminé en friture fort appréciée. Ces étranges poissons décollent souvent au niveau de l’avant du bateau. Notre déplacement leur fait craindre un prédateur. Ils ont des vols assez conséquents de plus de vingt mètres. Ils rebondissent souvent à deux ou trois reprises sur la surface de l’eau avant d’y plonger de nouveau. Ce sont par moment des bancs entiers qui quittent ainsi la mer, sous notre vent.

D’autres visiteurs sont ceux que l’on oblige à venir à bord. La pêche à la traîne est en effet une occupation à bord et également une source appréciée d’alimentation.

Les leurres sont en forme de petit poulpe de couleurs vives, violets, roses. Ils sont raccordés à un bas de ligne en nylon et tracté à une vingtaine de mètres du bateau. De temps en temps un poisson se fait prendre. La dorade coryphène est magnifique. Verte et bleutée. Elle sera achevée à bord en mettant du rhum dans ses branchies. Cuisinée au four elle est excellente. Le thon blanc peut-être très gros, il se laisse faire après une lutte et apparaît alors surfant au dessus de la vague arrière. Il sera cuisiné à Tahicienne, cru avec du lait de coco et du citron vert. Les filets peuvent également être débité en tranches: cuits en aller retour sur un grill et épissés au gros sel cela est délicieux.

Au milieu du pot au noir  un oiseau est venu nous voir. Les plumes ébouriffées par la pluie, il a longtemps volé autour du bateau avant d’arriver à se poser sur le pont avant. De temps en temps, il essayait de se poser sur le fil tendu de nos lignes arrière sans efficacité. Il paraissait épuisé. A 200 milles des côtes africaine, que fait-il là si loin de la terre ? Il me semble voué à un amerrissage inéluctable. Notre bateau lui aura servi de plateforme de repos une seule nuit. Au matin il repart.

Nous croisons de temps en temps des oiseaux marins. Certains rasent les vagues et ne font que passer. D’autres comme les fous viennent jusqu’à survoler le bateau, ils inspectent ensuite nos leurres depuis leur vol. Souvent ils profitent de l’envol e quelques poissons volants provoqués par notre passage pour fondre dessus. Au loin nous apercevons de temps à autres des nuées d’oiseaux. Ils chassent. En général les poissons prédateurs sont en dessous, les petits poissons en surface, et la curée s’annonce. Si nous pouvions dévier la course du bateau, sans doute que de passer au milieu de cela nous rapporterai quelques jolies prises. Nous ne sommes pas là pour ça…

Décembre 2015

MedMer collabore avec groupama team france pour un programme de formation aux secours médicaux

Novembre 2015

MedMer a participé à l'élaboration, de recommandations pour la formation médicale dans la course au large en marge du congrès ISAF à Sanya

 

Juin 2015: MedMer assure la médicalisation de la Volvo Race à Lorient.

STAGE SIMULATION

JM Le Gac et Pascal Chapelain de l'IFSI de Lorient ont collaboré pour créer un stage de formation médicale pour les coureurs au large. Il a été testé auprès de l'équipage de banque populaire avant le trophée Jules Vernes. La simulation médicale y est prépondérante. Cette nouvelle méthode d'enseignement permet une réelle acquisition des gestes essentiels.

Med Mer forme  la team de spindrift  pour le trophée Jules Vernes 2015.


 

Retrouvez  le journal de bord video de la  Transat en solidaire en cliquant sur le lien ci-dessus. Med mer a accompagné la minitransat à bord de podorange ( nos photos et textes)